JAD 45:Focus Le soubassement de la violence de genre

Plusieurs facteurs, notamment, la race, l’origine ethnique, la religion, les coutumes et traditions et bien d’autres façonnent les différentes manifestations des violences basées sur le genre et spécialement celles qui sont faites sur les filles et femmes.

 

Elles sont diversifiées, les causes des violences basées sur le genre (VBG) ;  raison pour laquelle le commun des mortels pense que les VBG et les violences faites aux filles/femmes trouvent leur explication dans les différentes coutumes des populations. Les traditions ont  une grande influence sur les manifestations des VBG et sur les comportements, les perceptions, les attitudes qu’ont les individus face à cette violence, partout dans le monde et particulièrement au Cameroun. C’est ainsi que certaines normes et pratiques  culturelles sont souvent invoquées pour justifier les différentes formes de violences et particulièrement celles faites aux jeunes filles/femmes. « Dans bon nombre de nos sociétés traditionnelles, c’est inconcevable qu’un homme puisse exprimer ses émotions devant les situations par les chaudes larmes, les filles, quant elles, sont faites pour le mariage mais pas pour l’école ou encore les femmes n’ont pas droit à la parole dans les assemblées  à l’héritage familial », évoquait un quinquagénaire interrogé à ce sujet. Les arguments relatifs au relativisme culturel et aux « spécificités culturelles » sont souvent invoqués pour justifier les violences particulièrement faites aux femmes et pour s’opposer à la revendication de leurs droits fondamentaux.  Chez certains peuples, la violence est acceptée par la communauté voire autorisée dans certains cas. Une jeune fille se confie : « Dans ma tradition, il est admis que l’on bat sur la femme quand elle a commis une faute car on l’a dotée et on a droit sur elle. On peut l’insulter, insulter ses parents et la frapper ».

Certaines pratiques culturelles et religieuses

Il existe une panoplie d’idées reçues et d’images préconçues autour des VBG, qui déterminent la vision que la société se fait de ce phénomène. Combien de femmes n’avons-nous pas vu supporter les violences dont elles sont victimes ? Face à cette situation, on émet des jugements différents. « Les femmes aiment cela, elles supportent parce qu’elles le veulent bien. Certaines femmes supportent, juste pour maintenir l’unité de la famille au cas où il y a des enfants et d’autres, parce qu’elles ont peur et ont perdu l’estime de soi, etc. ».  Par ailleurs, il est une opinion qui pense qu’il y a des religions de par le monde qui immunisent nos sociétés contre ce fléau. Cela est du à une mauvaise interprétation des pratiques religieuses par certaines personnes qui pensent qu’au nom de la religion, l’on a le droit à exercer la violence sur toute personne et particulièrement sur la femme. Par ailleurs, ne l’oublions pas que la femme, elle-même contribue parfois à la perpétuation de certaines pratiques traditionnelles dont elle est victime. C’est lorsqu’elle s’y conforme au lieu de les influencer ou façonner positivement. Dans ce cas, elle n’est pas seulement victime des traits négatifs des cultures qui entoure son existence, mais parfois, elle en profite également pour les perpétuer. Nous pensons ici aux mutilations génitales dont la femme demeure le bourreau.

 

 

 

 

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