JAD 45: Partage d'expériences Nos lecteurs et les victimes s'expriment

 

«Victime de la violence psychologique»

Les rapports entre les hommes et les femmes étant pour la plupart régis par une relation de pouvoir inégal et où les hommes ont un rôle social dominant, les femmes sont le plus souvent  victimes de violences. Ces pratiques qui sont une forme d’injustice sociale créent en elles une frustration. Bon nombre d’hommes, soit à la maison, dans les rues, dans les écoles ou dans leur lieu de travail, ont tendance à minimiser le rôle que celles-ci peuvent jouer dans la société. Nous pouvons citer pour exemple le fait que certains pensent que face aux garçons, les points de vue des filles ne comptent pas parce qu’étant considérées comme des êtres inférieurs.

FABAWA Sara : élève au collège SABIL de Maroua et conseillère municipal junior

 

« Les violences basées sur le genre sont une réalité au Cameroun »

Les  violences basées sur le Genre constituent une réalité dans notre société. Les hommes tout comme les femmes en sont victimes. Pour les hommes on n’en parle presque pas car la société attribue à l’homme  le rôle d’un être fort. Quant aux femmes, considérées comme des sexes faibles ; elles sont le plus souvent victimes de toutes formes de violences causées à leur encontre par les hommes, qui se croient tout permis afin de les reléguer au second plan, mais aussi par d’autres femmes qui jouent un rôle important afin  de perpétuer certaines pratiques traditionnelles néfastes. Le gouvernement doit lutter pour mettre fin à cette situation qui tend à considérer la femme comme un être de second rang. Elle est une personne humaine égale à l’homme, à la différence de sexe.

 Bassamat Tchangpouna, ancien jeune formé par ASSEJA 

 

 « Victime de mariage précoce à l’âge de 15 ans »

 

« Mes parents m’ont envoyée en mariage à l’âge de 15 ans chez un homme de 22 ans, conducteur de mototaxi. Au cours de ce mariage, j’ai connu des déboires, je ne connaissais pas grand-chose de la vie et de ménage. Après 08 mois de vie passée ensemble, je suis tombée enceinte et j’ai mis au monde un garçon et mon mari  était très content de la naissance de notre enfant mais au fil de temps, il a commencé à changer d’habitude, il découchait, il ne remplissait pas ses devoir et me tabassait à volonté lorsque je voulais revendiquer mes droits en tant que femme au foyer. J’étais méconnaissable. Ma famille est venue à plusieurs reprises pour attirer son attention mais après la situation n’allait que de mal en pis. J’ai donc un jour décidé de rentrer au domicile familial. Il a tenté à plusieurs reprises de venir me chercher mais ma famille n’était pas d’accord. Grâce à une cousine, j’ai connu l’ONG ASSEJA qui m’a prise en charge. Je suis actuellement placée en apprentissage professionnelle (couture). J’ai retrouvé le gout de vivre. ».

  « A 14 ans, victime d’un mariage précoce et forcé »

 

« Envoyée en mariage à l’âge de 14 ans par mes parents, après avoir perçu la dot à mon insu. Mon mari était trois fois plus âgé que moi et je ne voulais pas de lui, j’avais peur de tout contact avec lui. Au bout d’un certain temps j’ai été obligée de céder et nous avons eu 02 enfants. Il était un homme aux mœurs légères. Au fil de temps, il a commencé à inviter les femmes dans notre domicile et lorsque je voulais rouspéter, il me menaçait de me renvoyer. Sachant que ce serait une honte pour moi. Je me suis donc résignée. C’est lorsqu’il a épousé sa deuxième femme que ma situation est devenue invivable, il m’infligeait la bastonnade. J’ai donc quitté un jour le mariage et me suis refugié chez une parenté qui me protège jusqu’à ce jour et m’a orienté vers ASSEJA. Actuellement, je suis apprentie couturière dans un atelier de la place avec le soutien de l’ASSEJA ». 

« A 15 ans, mes parents m’ont obligé à prendre une femme »

 

« Lors de mes 15 ans révolus, alors que j’ai rêvé de poursuivre mes études afin de réaliser mes rêves, ma famille m’a obligé s’appuyant sur la tradition à prendre une femme qu’elle avait au préalable choisie. Par peur et respect aux parents, j’ai accepté malgré moi. Au cours de cette vie commune, nous n’avions pas de mêmes objectifs. Cette union battait de l’aile et je ne me sentais pas épanouie car ce n’était pas le moment et ce n’étai pas la bonne personne pour moi. En ce jour, tout est effondré, elle est partie avec un enfant en mains et de mon côté, j’essaie de me reconstruire la vie. Ce qui n’est toujours pas évident ! ».

 

 

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